Tout savoir sur la rupture conventionnelle en 2026 : calcul de l’indemnité, délais légaux, droits au chômage et simulateur gratuit. Guide complet mis à jour.
Rupture Conventionnelle 2026 : Tout Ce Que Vous Devez Savoir
La rupture conventionnelle est aujourd’hui le mode de rupture du contrat de travail le plus plébiscité en France. En 2025, plus de 500 000 ruptures conventionnelles ont été homologuées par la DREETS, un chiffre qui ne cesse de progresser depuis l’introduction de ce dispositif en 2008. Que vous soyez salarié souhaitant quitter votre poste sereinement, ou employeur cherchant à vous séparer d’un collaborateur à l’amiable, ce guide complet vous explique tout sur la rupture conventionnelle en 2026 : conditions, calcul de l’indemnité, délais, et droits associés.
Calculez votre indemnité de rupture conventionnelle gratuitement avec notre simulateur →
Qu’est-ce que la rupture conventionnelle ?
La rupture conventionnelle est un mode de rupture amiable du contrat de travail à durée indéterminée (CDI), encadré par les articles L1237-11 à L1237-16 du Code du travail. Introduite par la loi du 25 juin 2008, elle permet à l’employeur et au salarié de mettre fin au contrat d’un commun accord, sans que l’un des deux puisse imposer sa décision à l’autre.
[H3] Rupture conventionnelle vs autres modes de rupture
| Mode de rupture | Qui peut l’imposer | Droit au chômage | Indemnité |
|---|---|---|---|
| Rupture conventionnelle | Aucun (accord mutuel) | ✅ Oui | Légale ou plus |
| Démission | Le salarié | ❌ Non (sauf cas) | Aucune |
| Licenciement | L’employeur | ✅ Oui | Légale |
| Départ à la retraite | Le salarié | ❌ Non | Légale retraite |
Qui peut demander une rupture conventionnelle ?
Tout salarié en CDI peut demander une rupture conventionnelle, qu’il soit cadre ou non-cadre, à temps plein ou à temps partiel. En revanche, ce dispositif est interdit dans les cas suivants :
-
Les salariés en CDD (contrat à durée déterminée)
-
Les salariés en contrat d’apprentissage
-
Les agents de la fonction publique (sauf dispositif spécifique)
-
Dans le cadre d’un plan de sauvegarde de l’emploi (PSE)
Peut-on refuser une rupture conventionnelle ?
Oui, absolument. La rupture conventionnelle repose sur le consentement mutuel et libre des deux parties. L’employeur peut refuser votre demande de rupture conventionnelle, et vous pouvez refuser la sienne. Aucune des deux parties ne peut contraindre l’autre à accepter.
La formule officielle de calcul
L’indemnité légale de rupture conventionnelle est calculée selon la formule suivante, conformément à l’article L1237-13 du Code du travail :
-
Pour les 10 premières années d’ancienneté : ¼ de mois de salaire brut par année
-
Au-delà de 10 ans : ⅓ de mois de salaire brut par année
Quel salaire de référence utiliser ?
Le salaire de référence retenu est le plus favorable entre :
-
undefined
-
undefined
👉 Utilisez notre simulateur pour calculer votre indemnité exacte en 30 secondes →
Exemple concret de calcul
Prenons l’exemple de Marie, salariée depuis 8 ans avec un salaire brut mensuel de 2 800 € :
- Indemnité = 8 × (2 800 / 4) = 5 600 €
Si Marie avait 12 ans d’ancienneté :
-
10 premières années : 10 × (2 800 / 4) = 7 000 €
-
2 années supplémentaires : 2 × (2 800 / 3) = 1 867 €
-
Total : 8 867 €
Indemnité conventionnelle vs indemnité légale
Certaines conventions collectives prévoient des indemnités de rupture conventionnelle supérieures à l’indemnité légale. C’est notamment le cas dans :
-
La métallurgie (+10% minimum)
-
Le commerce de détail (+15%)
-
Le bâtiment (+10%)
Votre employeur est tenu de vous verser le montant le plus élevé entre l’indemnité légale et l’indemnité conventionnelle.
La procédure de rupture conventionnelle étape par étape
Étape 1 — L’entretien(s) préalable(s)
La loi impose au moins un entretien entre l’employeur et le salarié avant la signature de la convention. Il n’existe pas de nombre maximum d’entretiens. Lors de cet entretien, chaque partie peut se faire assister :
-
Le salarié : par un représentant du personnel ou, en l’absence d’IRP, par un conseiller du salarié (liste disponible en mairie)
-
L’employeur : par un membre de l’entreprise ou, si le salarié est assisté d’un conseiller extérieur, par une personne de son organisation patronale

Étape 2 — La signature de la convention
Une fois l’accord trouvé, les deux parties signent la convention de rupture conventionnelle (formulaire CERFA n°14598*02). Ce document précise notamment :
-
La date de rupture du contrat
-
Le montant de l’indemnité
-
Les modalités de versement
Étape 3 — Le délai de rétractation de 15 jours
Après la signature, chaque partie dispose de 15 jours calendaires pour se rétracter, sans avoir à motiver sa décision. Ce délai commence le lendemain de la signature.
Étape 4 — La demande d’homologation
À l’issue du délai de rétractation, l’une des parties envoie la convention à la DREETS (Direction Régionale de l’Économie, de l’Emploi, du Travail et des Solidarités) pour homologation. La DREETS dispose de 15 jours ouvrables pour vérifier la conformité de la convention. Sans réponse dans ce délai, l’homologation est acquise tacitement.
Étape 5 — La rupture effective du contrat
Le contrat prend fin au lendemain du jour de l’homologation. La date de rupture ne peut pas être antérieure au lendemain de l’homologation.
Rupture conventionnelle et chômage : avez-vous droit aux allocations ?
Oui, la rupture conventionnelle ouvre droit au chômage
C’est l’un des grands avantages de la rupture conventionnelle par rapport à la démission : elle ouvre droit aux allocations chômage (ARE) versées par France Travail (ex-Pôle Emploi).
Conditions pour percevoir le chômage
Pour bénéficier de l’ARE après une rupture conventionnelle, vous devez :
-
Avoir travaillé au moins 6 mois (soit 130 jours ou 910 heures) au cours des 24 derniers mois
-
Être en recherche active d’emploi
-
Résider en France
-
Ne pas avoir atteint l’âge de la retraite à taux plein
Le différé d’indemnisation
Attention : après une rupture conventionnelle, France Travail applique un différé d’indemnisation avant le versement de vos allocations :
-
Délai d’attente légal : 7 jours
-
Différé spécifique : calculé en fonction de l’indemnité perçue (indemnité ÷ 107,9 jours), plafonné à 150 jours
Fiscalité de l’indemnité de rupture conventionnelle en 2026
Exonération d’impôt sur le revenu
L’indemnité de rupture conventionnelle est totalement exonérée d’impôt sur le revenu dans la limite du plus élevé des montants suivants :
-
Le montant de l’indemnité légale ou conventionnelle
-
2 fois le montant de la rémunération brute annuelle perçue l’année précédant la rupture
-
La moitié de l’indemnité totale perçue
En 2026, le plafond d’exonération est fixé à 2 fois le PASS, soit 92 736 €.
Exonération de cotisations sociales
L’indemnité est également exonérée de cotisations sociales dans la limite du même plafond de 92 736 €. La fraction excédentaire est soumise aux cotisations et contributions sociales habituelles (CSG, CRDS…).
Les pièges à éviter lors d’une rupture conventionnelle
Ne pas négocier son indemnité
L’indemnité légale n’est qu’un minimum. Dans de nombreux cas, il est possible et légitime de négocier une indemnité supérieure, notamment si :
-
Vous avez une longue ancienneté
-
Vous êtes difficile à remplacer
-
L’employeur souhaite éviter un litige
Signer trop vite
Prenez le temps nécessaire avant de signer. Le délai de rétractation de 15 jours existe pour vous protéger, mais il est préférable de ne pas signer sous pression lors du premier entretien.
Ne pas vérifier sa convention collective
Votre convention collective peut prévoir des avantages supplémentaires : indemnités majorées, délais de préavis, etc. Vérifiez-la systématiquement avant de signer.
Oublier de négocier les éléments annexes
La négociation ne porte pas uniquement sur l’indemnité. Pensez également à négocier :
-
Le solde de tout compte (congés payés non pris, RTT…)
-
La clause de non-concurrence éventuelle
-
Le certificat de travail et l’attestation Pôle Emploi
-
La date de rupture effective
Questions fréquentes sur la rupture conventionnelle 2026
Combien de temps dure une procédure de rupture conventionnelle ?
La procédure minimale est de 30 jours calendaires : au moins 1 jour pour l’entretien, 15 jours de délai de rétractation, et 15 jours ouvrables pour l’homologation par la DREETS. En pratique, comptez plutôt 6 à 8 semaines du premier contact à la rupture effective.
Peut-on demander une rupture conventionnelle pendant un arrêt maladie ?
Oui. Contrairement au licenciement, qui est interdit pendant un arrêt pour maladie professionnelle ou accident du travail, la rupture conventionnelle est possible pendant un arrêt maladie, à condition que le consentement du salarié soit libre et éclairé.
La rupture conventionnelle est-elle possible en cas de conflit ?
Oui, mais elle doit rester un accord libre. Si un conflit existe, certains juges peuvent requalifier la rupture conventionnelle en licenciement sans cause réelle et sérieuse si le consentement du salarié était vicié par des pressions ou un harcèlement.
Mon employeur peut-il imposer une rupture conventionnelle ?
Non. La rupture conventionnelle ne peut jamais être imposée. Si votre employeur exerce des pressions pour vous forcer à signer, vous pouvez vous rétracter pendant les 15 jours et saisir le Conseil de prud’hommes en cas de vice du consentement.
** Simulateur rupture conventionnelle 2026 : calculez votre indemnité en ligne**
Vous souhaitez connaître le montant exact de votre indemnité de rupture conventionnelle ? Notre simulateur gratuit vous permet de calculer en quelques secondes votre indemnité légale selon votre ancienneté, votre salaire et votre convention collective.
✅ Calcul conforme au Code du travail 2026 ✅ Données officielles et résultats fiables ✅ Gratuit, sans inscription, résultat immédiat
👉 Accéder au simulateur de rupture conventionnelle →
La rupture conventionnelle reste en 2026 la solution la plus avantageuse pour mettre fin à un CDI à l’amiable : elle garantit une indemnité minimale légale, ouvre droit aux allocations chômage et s’effectue dans un cadre légal protecteur pour les deux parties. Avant de vous lancer, calculez précisément votre indemnité avec notre simulateur, vérifiez votre convention collective et n’hésitez pas à vous faire accompagner par un conseiller du salarié ou un avocat spécialisé en droit du travail